Lemarché des casques de réalité virtuelle arrive à sa pleine maturité en 2021. Nombreux sont les fabricants à avoir franchi le pas. Pour le gaming en expérience immersive, les casques VR pour PC, console et smartphones, sans compter les modèles autonomes, représentent le nec plus ultra. Revue de détails. Pourles vues à 360 degrés et à défaut d’un casque de réalité virtuelle, il suffit d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur. Crédit photo : Shutterstock. Plonger dans le monde de l’art grâce à la réalité virtuelle. Pour entrer dans la réalité virtuelle, une simple visionneuse Cardboard suffit – un boîtier en carton ou en plastique dans lequel vient se placer LeLinq est un casque de réalité augmentée qui, s’il remplit ses promesses, sera un des plus évolués et impressionnants du marché. Stereolabs s’attaque en effet à ce qui se fait de mieux actuellement disponible, c’est à dire l’HoloLens. Commentfonctionne un casque VR ? Un casque de réalité virtuelle est un écran miniature personnalisé posé sur le nez. Sur sa surface sont affichées des images en 3D donnant l’impression d’être en relief, avec un champ de vision jusqu’à 180°. Lutilisateur se sert ici d’un casque RM doté d’un processeur ultra-performant. Vous pouvez trouver sur le marché des casques de réalité mixte comme le HoloLens de Microsoft, sorti en 2015. Le casque transparent permet à ses lunettes de représenter des objets en 3D directement dans l’univers de l’utilisateur. Leschercheurs peuvent, grâce à la réalité virtuelle, évaluer la pénibilité des tâches, repérer les postures pouvant entraîner des troubles musculo-squelettiques, et ainsi les prévenir. La réalité virtuelle permet aussi de déterminer si un geste humain est possible, compte tenu des contraintes de l’environnement où il sera Quandla réalité virtuelle devient un attrait. Le premier lieu permanent dédié à la réalité virtuelle a ouvert à Paris fin 2016. Mk2 VR est un espace de culture et de divertissement qui offre une douzaine d’expériences immersives allant des jeux vidéo à des simulations, du film d’animation au documentaire. Par exemple, le visiteur peut embarquer sur un simulateur de vol Xqsf. Portées telles des paires de lunettes de protection, les casques de réalité virtuelle sont des outils qui se portent sur la tête. Cet outil ludique est conçu dans le but de vous faire vivre des émotions qui semblent être réelles alors qu’elles ne le sont pas en vrai. Quand est-il alors de son utilisation ? C’est à cette question que nous allons répondre dans la suite de cet article. Les étapes de l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle Prévoir de se munir d’un casque de réalité virtuelle dans le but de se distraire à ses temps perdus est une bonne idée. Cependant, il serait encore mieux que vous ayez quelques notions sur l’utilisation de cet outil des temps modernes. C’est fort de cela que nous partageons avec vous différentes étapes à suivre afin de vous servir de votre casque de réalité virtuelle. Par ailleurs, n’hésitez pas à découvrir les meilleurs casques VR sur La vérification de compatibilité VR de votre mobile Pour vérifier si votre mobile est compatible VR ou non avant de l’utiliser avec un casque, nous vous conseillons tout d’abord de télécharger l’application gratuite VR Compatility Checker, accessible depuis la plateforme Google Play Store. Lorsqu’après téléchargement de l’application, cette dernière notifie que votre mobile n’est pas apte à utiliser la réalité virtuelle, nous vous conseillons de faire une mise à jour de votre téléphone avant de repartir pour une autre tentative. Dans le cas contraire, c’est que votre mobile ne peut pas prendre en charge cette fonctionnalité. Un autre moyen, c’est de vous assurer de la présence d’un capteur gyroscopique dans votre téléphone. Si oui, c’est que votre mobile est par conséquent compatible VR. Comment savoir si votre téléphone est équipé d’un capteur gyroscopique ou pas ? Faire recours à sa fiche technique est la clé et la manière sûre pour trouver réponse à cette interrogation. Par ailleurs, si vous n’avez pas gain de cause, le site GSMArena est disponible pour vous apporter plus d’éclaircissement. Une fois dessus, il vous suffit de taper le nom du mobile en achat et la fiche technique se dévoile. Votre dernière issue est de taper FEATURES dans la barre de recherche et si le capteur gyro apparaît alors cela confirme bien que votre mobile est compatible VR. Aussi, notifions que les téléphones de marque Apple sont sans compatibles VR. Comment avoir une vue optimale sur votre entourage en VR ? De tous les réseaux sociaux ou applications qui existent, YouTube est la meilleure option qui s’offre à vous pour avoir une vue à 360. Nombreux sont les Smartphones qui offrent une visibilité à 360 sur YouTube grâce à l’icône casque VR ». Cette touche arrive à subdiviser la vidéo en deux parties. Cela étant, vous avez la possibilité de connecter votre casque VR pour la visualiser. Lorsque vous n’arrivez pas à avoir accès à l’icône, il existe un autre procédé pour aboutir au résultat escompté Un peu plus haut, dans l’angle droit de la vidéo, se trouve trois points ; Lorsque vous cliquez sur ces trois points, vous verrez apparaître une liste d’options au bas de votre écran ; Cliquez par la suite sur la vue VR. Scruter les vidéos VR de façon très rapprochée Pour regarder des vidéos de façon appropriée, vous n’avez pas besoin de fournir un grand effort. La procédure à suivre est la suivante La première des choses est de parcourir la vidéo côte à côte ; Ensuite, opter pour la vidéo qui présente une meilleure qualité de visibilité ; Pour finir, connectez votre casque VR à votre téléphone. Une fois cela fait, vous pourrez tirer profit de l’observation. Les casques de réalité virtuelle peuvent s’utiliser pour regarder des films En plus des 3 premiers points développés un peu plus haut, vous pouvez regarder les films que vous aimez en toute tranquillité sur YouTube. Comment s’y prendre alors ? Il vous suffira de choisir l’option de la vue en RV parmi celles qui s’afficheront à vous après avoir cliqué sur les 3 points qui sont dans l’angle de votre vidéo. Un détail crucial qui ne doit pas vous échapper est que vous devez choisir la qualité, au minimum 1080p. Jouer aux jeux VR à l’appui des casques VR mobile De nos jours, sur les applications de téléchargements de jeux tels que App Store et Play Store, il existe une multitude de jeux de réalités virtuelles. Après avoir jeté votre dévolu sur un jeu téléchargé, il vous est possible de connecter votre smartphone à votre casque VR pour bénéficier de cette expérience inédite. Afin de permettre un accès facile aux utilisations, Irusu a mis en place une application VR nommée irusu vr zone. Cette application est conçue avec pour but d’abriter toutes les substances qui entre en parfaite symbiose avec les VR. Elle est également à la portée de tous et disponible sur Play Store et Apple Store. En plus des vidéos 360, on peut citer par exemple les images 360, mais pas que. Il existe également les jeux VR. Comment visualiser les sujets VR sur votre Smartphone ? Cette interrogation prend en compte la dernière procédure pour visualiser les contenus VR qui sont sur votre téléphone. Télécharger les lecteurs VR de vos téléphones est si facile alors que certains pensent le contraire. Une fois le lecteur VR de votre choix téléchargé, sélectionnez une vidéo et connectez là à votre casque VR et régalez vos yeux avec cette expérience théâtrale. Par ailleurs, il est crucial de vous informer qu’Isuru a également élaboré un lecteur VR pour ses utilisateurs. VR Cinema Player – Isuru est le nom de ce dernier. Il est disponible sur les plateformes de téléchargement légales telles que Play Store et Apple Store pour ne citer que celles-ci. Le casque de réalité virtuelle est peut-être un luxe pour certains, mais pour d’autres encore, il est une nécessité. Ces outils de réalité virtuelle s’adaptent parfaitement avec les mobiles Android et Apple iPhone ou des appareils particuliers. Ils peuvent également être utilisés à plusieurs fins. Nous savons, grâce à des manipulations faites avec de l'imagerie cérébrale, qu'avec la réalité virtuelle il est possible d'activer des zones très proches de celles qui sont activées lorsque l'on se comporte dans le monde réel. InceptionLa réalité virtuelle est un puissant instrument capable de modifier la perception que nous avons de la réalité. Des recherches menées par la psychologue canadienne Jayne Gackenback ont mis en évidence le fait que des personnes ayant jouées à des jeux vidéo à l'aide d'un casque de réalité virtuelle ont eu l'impression de contrôler leurs rêves MestreDirecteur de recherche, Centre national de la recherche scientifique CNRS Affilié à l'Institut des Sciences du Mouvement CNRS et Université Aix-Marseille Voir la bio »Comment la réalité virtuelle peut aider à contrôler ses rêvesavec Daniel MestreAtlantico Les recherches de la psychologue canadienne Jayne Gackenback ont permis de montrer que les personnes s'étant servies d'un casque de réalité virtuelle pour jouer à des jeux vidéo ont eu la sensation de pouvoir contrôler leurs rêves durant la nuit. Comment expliqueriez-vous cette sensation ? La réalité virtuelle permet-elle de contrôler nos rêves ?Daniel Mestre Les personnes qui auraient joué avec un casque se rappellent plus de leurs rêves lucides, c'est-à-dire peu profonds, dans lesquels on a conscience de rêver. J'explique cela par le fait qu'être immergé dans un jeu en réalité virtuelle crée un rapport à la réalité et à la virtualité différent. Lors de ces séances, la réalité n'est plus la seule réalité. La réalité virtuelle immersive avec le casque est très convaincante et devient en quelque sorte une réalité en soi car elle en possède des caractéristiques. Cependant, l'extrapolation quant au contrôle des rêves me paraît un peu aventureuse voire hypothétique. Plus concrètement, par quels mécanismes la réalité virtuelle permettrait-elle de contrôler nos rêves ?Nous savons, grâce à des manipulations faites avec de l'imagerie cérébrale, qu'avec la réalité virtuelle il est possible d'activer des zones très proches de celles qui sont activées lorsque l'on agit dans le monde réel. Des expériences d'attribution de corps virtuels sur des membres fantômes faisaient si bien illusion chez le sujet que nous avons constaté des activités cérébrales très troublantes et très proches de ce qu'aurait activé une réalité "vraie". La réalité virtuelle a des propriétés immersives et interactives tellement fortes que le sujet y plonge avec un degré d'immersion différent selon les peuvent être les potentiels impacts de la réalité virtuelle sur notre quotidien ?La réalité virtuelle permet des thérapies incroyables, malgré le fait que les patients et les sujets de tests savent parfaitement que cette expérience n'est pas "réelle". Au centre de réalité virtuelle, nous nous en servons pour traiter des phobies et des peurs irrationnelles, en mettant des individus qui y sont confrontés face à leur propre travers la réalité virtuelle, augmentée, ou tous ces envahissements de notre réalité par des environnements virtuels ou les outils de tous les jours, nous sommes en train de basculer vers une relation au monde Lire AussiEt maintenant le porno en réalité virtuelle des produits "effrayants" de réalismeFreud avait raison essayer d'évincer des souvenirs de son esprit les fait resurgir dans les rêvesMots-ClésThématiques Introduire la réalité virtuelle en maison de retraite, et pourquoi pas ? A partir de 2030, le nombre de seniors dépendants ne cessera d’augmenter. Nous devons dès aujourd’hui chercher des solutions pour répondre à cet enjeu sociétal de taille. Les révolutions technologiques de ces dernières années ont mis à notre disposition des outils performants. Pourquoi ne pas en faire profiter les personnes âgées et ainsi améliorer leurs conditions de vie en établissement ? Réconcilier nos aînés avec la technologie peut parfois s'avérer difficile mais introduire la réalité virtuelle en EHPAD n’est pas impossible pour autant. Lumeen l’a fait, on vous explique comment on s’y est pris.‍Un nombre de seniors en maison de retraite à la hausse à partir de 2030‍À partir de 2030, la France connaîtra une hausse du nombre de personnes âgées. Les premières générations du baby-boom d’après-guerre auront 85 ans, l’âge moyen d’entrée en maison de retraite. Les chiffres préoccupent les études estiment qu'entre 1,43 et 1,71 million de personnes âgées seront dépendantes en 2030. Or, lorsqu’un résident est admis en établissement, il est souvent contraint d’y rester. Maintenir un lien social et lutter contre l’isolement voire la dépression devient alors difficile. Comment faire face à cet enjeu de santé publique qui nous concerne tous ? Il convient d'ores et déjà de proposer des solutions pour améliorer la prise en charge de nos aînés d’aujourd’hui mais aussi de demain.‍‍Personnes âgées et technologie une fracture numérique insoluble ?‍Vieillissement démographique va de pair avec révolution technologique. Ces 50 dernières années ont été marquées par de nombreuses avancées dans le domaine. Pourtant, il semble que les seniors ont en grande partie été laissés de côté lors du passage aux nouvelles étude CSA Research réalisée en 2018 démontre que 27% des plus de 60 ans n’utilisent jamais Internet, c’est-à-dire plus de 4 millions de personnes en France. De plus, 43 % des 70 ans et plus n’ont pas d’ordinateur et 18 % ne disposent pas de téléphone mobile. ‍Les générations plus anciennes sont en effet parfois très éloignées de cet univers, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, par faute de le comprendre. Les personnes âgées n’ont pas été formées à ces nouvelles technologies et sont donc moins qualifiées. Cela se traduit souvent par un sentiment d’incompréhension et de désintérêt. La peur du caractère froid et impersonnel que renvoient les nouvelles technologies rebute aussi souvent nos aînés. Enfin, de nombreux seniors ont pu se passer de ces technologies jusqu’alors et estiment donc qu'elles ne sont pas nécessaires à leur quotidien.‍‍Comment introduire la réalité virtuelle en maison de retraite pour la première fois?‍Néanmoins, les termes technologies et seniors ne sont pas contradictoires pour autant, ils pourraient même être complémentaires. En effet, pourquoi ne pas utiliser le côté positif de ces technologies et en faire bénéficier nos aînés ?La réalité virtuelle proposée par Lumeen présente un avantage par rapport aux autres technologies sa simplicité d’utilisation. D’autant plus lorsqu’on l'utilise en maison de retraite. En effet, il n’y a aucune manipulation compliquée à faire pour les personnes âgées. Ce sont les animateurs des établissements qui pilotent la séance à distance et accompagnent l’immersion des seniors grâce à la tablette, connectée aux casques. Il leur suffit de choisir un contenu dans la librairie et de le diffuser dans les casques. ‍Les personnes âgées n’ont alors plus qu’à se laisser transporter grâce au casque de réalité virtuelle. Cependant, être confronté à un casque de ce type pour la première fois peut questionner voire effrayer les seniors. Pour que la réalité virtuelle soit bien acceptée, il n’y a pas de mystère il faut faire preuve de pédagogie, de bienveillance et de patience.‍Robin, co-fondateur de Lumeen, a travaillé plusieurs années en tant qu’infirmier en EHPAD. Il nous explique comment il procède lorsqu’il doit introduire la réalité virtuelle pour la première fois à des seniors.‍1. Expliquer le concept de réalité virtuelleSelon lui, dans un premier temps, il convient d’expliquer la technologie et sa manière de fonctionner. Robin explique que parler de lunettes de réalité virtuelle » plutôt que de casque est plus concret pour les personnes âgées. Cela permet de les rattacher à un élément qu’ils connaissent. "Faire appel à l’imagination des pensionnaires est essentiel. Ils doivent comprendre que ces lunettes vont les faire voyager dans un autre environnement, à 360 degrés. Ainsi, ils pourront voir des images devant mais aussi derrière eux. Ce sera comme s’ils y étaient véritablement" raconte Robin. ‍"Les seniors ne prennent réellement conscience de ce qu’est la réalité virtuelle une fois l’immersion commencée. Cependant, leur expliquer précisément à l’avance ce qui va se passer est crucial pour qu’ils puissent pleinement en profiter par la suite".Robin, co-fondateur de Lumeen ‍2. Introduire physiquement le casqueLa seconde étape est celle de l'introduction physique du casque. Montrer et faire manipuler le casque suffit à ce qu'il devienne un outil digne de confiance. "Pour faciliter l’acceptation de ce casque, on peut le poser simplement devant les yeux, sans qu’il soit nécessairement attaché derrière la tête. L’idée est avant tout de montrer aux personnes âgées que le casque ne présente aucun risque, qu’elles en sont maîtres et peuvent mettre fin à l’immersion facilement si elles le souhaitent" explique Robin. ‍3. La tablette, outil de médiationAvant de commencer l’immersion, se servir de la tablette comme outil de médiation est indispensable. Celle-ci permet aux pensionnaires de prévisualiser les expériences et de choisir facilement ce qu'ils veulent voir. Ils peuvent ainsi décider de nager avec les dauphins, de partir en Thaïlande ou d'assister au spectacle du Cirque Bouglione ! La tablette est donc un véritable atout les documents introductifs qui précèdent chaque immersion nourrissent l’envie de mettre le casque et réduisent l’appréhension qu’il pourrait susciter.‍Ainsi, l'introduction de la réalité virtuelle nécessite un accompagnement constant, si l'on veut que celle-ci soit acceptée au mieux par les seniors. La disponibilité de l’animateur de la séance est primordiale. Il doit pouvoir répondre à toutes les questions et rassurer durant toute la séance. N’ayez crainte, une fois le principe testé par les seniors, ce sont souvent eux qui en redemandent !‍‍Les bénéfices de la réalité virtuelle en maison de retraite‍Trente ans de recherche ont prouvé l’efficacité clinique de la réalité virtuelle dans de nombreux domaines. Il est désormais temps de faire profiter les personnes âgées de cette technologie. Lumeen est justement à la base d’un processus d’évaluation clinique, avec l’objectif de mettre en évidence les bénéfices de cette dernière pour les seniors. ‍Les bienfaits de la réalité virtuelle en maison de retraite peuvent être sociaux. Elle favorise le bien-être, le lien social, l’accès à la culture et le lien intergénérationnel. Ils peuvent aussi être thérapeutiques et apaiser l’anxiété et la douleur, lutter contre la dépression et l’apathie, raviver des souvenirs et stimuler des fonctions cognitives. De ce fait, la réalité virtuelle fait partie des thérapies non médicamenteuses, puisqu’elle permet de soulager certains maux et de contribuer au bien-être et à l’amélioration de la qualité de vie. Retrouvez plus d’informations à ce sujet dans notre article Les bienfaits sociaux et thérapeutiques de la réalité virtuelle en Ehpad.‍‍ConclusionAinsi, l’usage des gérontechnologies est une piste plus que sérieuse lorsqu’il s’agit de relever le défi du bien-vieillir. Démocratiser l'usage de la réalité virtuelle en maison de retraite est donc essentiel. Grâce à Lumeen, nous sommes fiers de proposer dès aujourd’hui des solutions aux problèmes sociétaux de demain. ‍‍Références 6,3 millions de Français exclus des nouvelles technologies ». Centre d’observation de la société, Consulté le 28 janvier - Conseil Presse Formation. Consulté le 28 janvier 2021. Pourquoi utiliser la réalité virtuelle dans le champ de la santé mentale ? La réalité virtuelle est une technologie utilisée pour reproduire synthétiquement des environnements réels ou imaginaires. En ce sens, l’immersion dont bénéficie l’utilisateur en santé mentale va conduire ce dernier à s’exposer à des stimuli en toute sécurité. Ce type d’exposition a donné naissance à la 4ème vague des thérapies cognitivo-comportementales les thérapies par exposition à la réalité virtuelle. Depuis quand cela existe ? Le premier protocole validé scientifiquement date de 1992. Cependant, la réalité virtuelle était jusque dans les années 2000, assez peu connue et utilisée. Grâce aux progrès technologiques et à l’intérêt des chercheurs et cliniciens, elle est aujourd’hui en phase croissante de démocratisation. Comment utilise-t-on la réalité virtuelle ? Afin d’utiliser la réalité virtuelle, il est nécessaire de s’immerger dans un environnement virtuel. Pour ce faire, il existe plusieurs façons. En effet, l’utilisation du CAVE, un système 3D composé de plusieurs murs d’écrans, était majoritairement utilisé par le passé. L’utilisateur se retrouve totalement plongé dans le monde virtuel et ses mouvements sont détectés en temps réel. Cette solution a le défaut d’être très onéreuse et peu accessible. Depuis environ 2016, avec l’apparition de l’Oculus Rift et de l’HTC Vive, des casques de réalité virtuelle, son usage est rendu beaucoup plus accessible. Il permet de s’immerger dans la réalité virtuelle grâce à un écran occultant sur lequel sont projetées des images virtuelles. Les mouvements de tête de l’utilisateur sont pris en compte, ce qui lui permet de tourner la tête pour observer autour de lui comme dans le monde réel. Qu'est-ce qu'une exposition en réalité virtuelle ? L’exposition est une méthode comportementale qui se base sur le principe d’habituation. Elle se définit comme la diminution d’une réaction suite à la répétition du stimulus qui la suscite. Concrètement, il s’agit de confronter selon des règles strictes le sujet aux stimuli déclenchant la réponse dysfonctionnelle. Cela permet d’obtenir une extinction de cette dernière via l’activation de l’habituation. Plusieurs formes d’exposition existent telles que l’exposition par imagination. C’est-à-dire que l’on invite le patient à se confronter par imagination aux situations redoutées être au volant d’une voiture sur l’autoroute, parler en public lors d’une réunion. Ensuite, l’exposition in vivo. On place le sujet en situation concrète d’exposition. Pour un patient ayant peur des chiens, le thérapeute va d’abord le confronter à un chien de petite taille placé derrière un grillage. Progressivement, il va diminuer la proximité existante entre le patient et le chien. Enfin, la dernière forme d’exposition existante est l’exposition par réalité virtuelle. Par une concrétisation synthétique d’environnements réels, le patient va pouvoir s’exposer à des situations provoquant la réponse émotionnelle dysfonctionnelle. Cette dernière technique a l’atout considérable de combiner les avantages de l’exposition in vivo tout en bénéficiant de qualités singulières accessibilité des environnements, sécurité, contrôlabilité. Qu'est-ce qu'un environnement virtuel ? Un environnement virtuel permet d’immerger l’utilisateur dans diverses situations de lieux ou d’espaces. Selon les fonctionnalités, l’utilisateur pourra se déplacer et interagir avec des avatars. Le thérapeute à, quant à lui, le contrôle sur le scénario d’exposition. Il pourra en effet modifier certains éléments de l’environnement, ajouter ou retirer des stimuli visuels, sonores ou programmer des interactions. L’objectif premier est de reproduire des environnements difficilement accessibles depuis le bureau du thérapeute. Grâce à cette technologie, de nouvelles perspectives, alors limitées par la réalité du terrain, s’offrent aux soignants et aux soignés des environnements de relaxation ou des personnifications de substrats abstraits hallucinations, angoisses complexes…. De quoi a-t-on besoin pour utiliser un casque de réalité virtuelle ? En fonction des casques VR, d’autres appareils peuvent être requis. Les casques autonomes, comme l’Oculus Go, peuvent être utilisés tels quels sans avoir besoin de les connecter à d’autres appareils. Pour les casques filaires tels que l’Oculus Rift S, il est nécessaire de connecter le casque à un ordinateur de type “gamer”. Selon les objectifs thérapeutiques, vous pouvez également vous équiper de modules additionnels comme un pédalier et un volant dans le cas d’un traitement d’une amaxophobie peur de la conduite. La réalité virtuelle peut-elle être dangereuse ? Les nombreuses études confirment la non-dangerosité de l’utilisation de la réalité virtuelle. Il existe néanmoins quelques restrictions pour protéger les utilisateurs d’éventuelles conséquences négatives. Ainsi, les personnes épileptiques ne peuvent bénéficier de ce type de thérapie. En ce qui concerne le développement d’une éventuelle addiction, les séances sont dans l’idéal, réalisées à raison d’une fois par semaine. Elles sont sous la supervision d’un thérapeute qui saura apprécier, grâce à son expertise, les risques. Par conséquent, le risque de développer une addiction suite à une TERV est quasi-nulle. Quelles sont les pathologies pouvant être traitées en réalité virtuelle ? Les troubles anxieux et phobies peuvent être traités en réalité virtuelle. La patient va être exposé à des situations anxiogènes dans différents environnements de façon graduelle et progressive, tout en restant dans un lieu sécuritaire. Un sentiment d’habituation va ainsi se créer petit à petit jusqu’à faire diminuer, voire disparaître l’anxiété. Les addictions comportementales et aux substances sont des pathologies pouvant être traitées par la réalité virtuelle. En effet, grâce à des stimuli synthétiques placés dans les environnements et provoquant la réponse de craving, les patients en situation d’addiction pourront travailler sur leur craving afin d’atténuer la réponse de consommation. De plus, les multiples situations bar, casino, contextes sociaux permettent un travail cognitif sur les croyances dysfonctionnelles en lien avec la singularité de chaque situation de tentation. Concernant les troubles du comportement alimentaire, les logiciels en réalité virtuelle permettent de cibler des facteurs étiologiques primordiaux tels que la dysmorphophobie, le verrou allocentrique tendance à concentrer son attention sur autrui plutôt que soi-même et le craving alimentaire. Par ailleurs, nous disposons actuellement dans la prise en charge en TERV, de multiples logiciels répondant aux déterminants psychiatriques, psychologiques et neuropsychologiques importants relaxation, stimulation cognitive, activation comportementale, habiletés sociales… La réminiscence est un levier thérapeutique majeur dans le traitement de la dépression. En offrant à vos patients la possibilité de revivre les sensations liées aux activités de plaisir autrefois investies sport, conduite automobile, voyages vous permettez la stimulation des zones cérébrales en hypo-activation et favorisez ainsi le succès thérapeutique. La réalité virtuelle apparaît comme un médiateur très intéressant pour amorcer l’investissement dans des activités de plaisir. Par ailleurs, la stimulation cognitive chez le sujet âgé est aussi une possibilité proposée par la réalité virtuelle. Facilitée par la technologie rendant les activités de stimulation plus ludiques et aisées, les patients et résidents d’EHPAD pourront travailler leurs fonctions exécutives et leur mémoire via des applications créées pour les besoins spécifiques de cette patientèle. Aujourd’hui, la réalité virtuelle dans le champ de la santé mentale progresse à grande vitesse. Les chercheurs, cliniciens et développeurs s’affairent autour de nouvelles cibles pathologiques pour offrir prochainement de nouveaux dispositifs thérapeutiques. Qui peut utiliser la réalité virtuelle pour soigner ? Beaucoup de professionnels de la santé sont concernés par cette technologie. Aujourd’hui, les psychiatres, psychologues et psychothérapeutes sont les professionnels les plus représentés en tant qu’expert en thérapies par exposition à la réalité virtuelle. Néanmoins, les logiciels s’adressent également aux infirmiers, psychomotriciens, kinésithérapeutes, diététiciens, sophrologues et hypnothérapeutes. Les applications permettent en effet d’agir en complétion avec leurs méthodes dans l’objectif de maximiser les bénéfices thérapeutiques. En tant que thérapeute, quels sont les avantages à s'équiper de dispositifs en réalité virtuelle? Le thérapeute, en s’équipant de dispositifs permettant la réalisation de thérapies par exposition à la réalité virtuelle TERV, agrémente de ce fait son champ de compétences. En effet, les TERV sont une technique de prise en charge à part entière. Adopter cette solution thérapeutique c’est aussi se manifester auprès des prescripteurs et se distinguer des offres de soins les plus pratiquées. De plus, loin de n’être qu’un atout stratégique pour le développement d’un cabinet ou d’un établissement, les TERV bénéficient de la validité scientifique des thérapies cognitivo-comportementales. Dans la réalité de la pratique clinique, c’est un atout favorisant l’engagement thérapeutique grâce à son aspect ludique. De plus, cette technologie offre un gain de temps considérable puisque de nombreux environnements d’expositions sont directement accessibles depuis le bureau du thérapeute. Quelles sont les patientèles pouvant bénéficier d'une TERV? Un des avantages considérable de la réalité virtuelle est qu’elle est effective sur un large spectre de population. Les données existantes de la littérature sur le sujet nous montre que l’on peut tout à fait exposer une large tranche d’âge en réalité virtuelle et ce, avec de réels bénéfices thérapeutiques à la clé. Les études attestent, en effet, d’une excellente faisabilité et de résultats significatifs; notamment chez les adultes, dans les prises en charge de troubles anxieux y compris phobie scolaire, autisme, addictions, troubles du comportement alimentaire, troubles neuropsychologiques, troubles psychotiques et troubles thymiques. Les résultats sont identiques pour les adolescents avec une plus-value conséquente concernant l’engagement thérapeutique où la réalité virtuelle favorise l’intérêt des adolescents pour leur thérapie. Chez les sujets âgés, les résultats d’études encouragent l’utilisation de la réalité virtuelle dans le but de travailler la stimulation cognitive, sur les troubles du comportement mais aussi les angoisses. Publié le 27/05/2015 à 00h00 , mis à jour le 27/01/2017 à 11h21 Validation médicale 27 January 2017 Entre 12 et 13 % de la population mondiale serait touchée par une phobie spécifique, causant une peur excessive. La thérapie comportementale cognitive reste aujourd’hui le traitement le plus utilisé par les psychologues pour les soigner. Mais des travaux menés depuis une dizaine d’années ont démontré l’efficacité de la réalité virtuelle pour réduire l’anxiété des patients phobiques. Des applications mobiles se sont même inspirées de ce concept. Le point avec Stéphane Bouchard, psychologue spécialiste en cyberpsychologie. Il existe des phobies plus ou moins importantes. La plupart des patients phobiques estiment qu’il n’est pas nécessaire de consulter un psychologue quand l’objet de la phobie peut être évité. Pour ceux chez qui la phobie devient envahissante au quotidien, il existe la thérapie comportementale cognitive TCC. Celle-ci consiste à exposer le patient à ses peurs de manière progressive par la parole et par des mises en situation concrètes. Le traitement dure 6 à 8 semaines et s’avère efficace à 90 %. Mais les études menées depuis une dizaine d’années par le Pr Stéphane Bouchard, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en cyberpsychologie, ont prouvé qu'associer une thérapie cognitive classique à l'usage d'un casque de réalité virtuelle donnait de meilleurs résultats et plus rapidement. Réalité virtuelle l’ensemble du champ de vision bloqué par des stimuli Equipé d’un casque, de lunettes et d’un capteur de localisation, le patient phobique est confronté à l’objet de sa phobie. L’ensemble de son champ de vision est plongé dans un monde virtuel qui n’a plus aucun lien avec le réel. Il devient acteur d’un autre monde en trois dimensions, qui change naturellement en fonction des mouvements de la tête et du corps. "La réalité virtuelle donne plus de contrôle au psychologue sur ce qu’il va faire à son patient. L’immersion progressive permise par la réalité virtuelle est moins violente que si on expose le patient à une vraie araignée ou à un vrai vol d’avion", explique le Pr Stéphane Bouchard. Actuellement, la réalité virtuelle reste très visuelle mais les études en cours travaillent sur des reproductions de situations dans lesquelles seraient intégrés du son, des éléments tactiles et mêmes des odeurs. Your browser cannot play this video. L’application Phobia Free pour apprivoiser sa peur des araignées Chacun peut tester la réalité virtuelle chez soi grâce à différentes applications mobiles déjà disponibles sur Smartphone. Ainsi, l’application mobile Phobia Free disponible sur Apple Store permet aux arachnophobes d’apprivoiser leur peur des araignées. L’appli a été validée par le British National Health Service l’équivalent de notre Sécurité Sociale au Royaume-Uni et se présente sous la forme d’une jolie histoire. Itsy est une araignée qui, au début de l’expérience, ne ressemble pas vraiment à une araignée mais plutôt à un personnage sympathique. L’utilisateur de l’application filme ce qui l’entoure avec son smartphone ou sa tablette tout en voyant Itsy qui apparait à l’écran. L’araignée virtuelle est ajoutée en temps réel sur le film et peut crapahuter dans votre main, sur votre jambe ou sur n’importe quel objet qui vous entoure. C’est ce que l’on appelle la réalité augmentée. Petit à petit, la jolie Itsy laisse place à une araignée de plus en plus réaliste pour ressembler à la fin du traitement à une tarentule plus vraie que nature. Phobia Free a été utilisée par près de 5 000 personnes et fait actuellement l’objet de plusieurs études qui évaluent son efficacité. D’autres applications pour lutter contre des phobies très répandues comme l’aérophobie peur de l’avion ou encore la claustrophobie sont encore à l’état de prototypes mais devraient être bientôt disponibles sur les plateformes en ligne. Les limites du Google Cardboard Inspiré du casque de réalité virtuelle Oculus Rift disponible au grand public en 2016, le Google Cardboard est un casque bon marché à fabriquer soi-même et à utiliser avec un smartphone. Il s’agit d’un kit fourni avec carton, deux lentilles, un élastique, un aimant et un velcro. Une fois le carton transformé en casque de réalité virtuelle, il suffit d’insérer son smartphone à l’intérieur et de le poser sur le nez comme des lunettes. Mais selon le Pr Bouchard, l’objet reste peu ergonomique et mérite d’être développé "Ce casque n’est pas agréable à porter mais cette invention laisse présager de belles innovations dans les logiciels de réalité virtuelle. Et elles devraient arriver très vite". À voir aussi La réalité virtuelle est-elle efficace à long terme ? Les résultats d’une étude conduite par le Pr Bouchard en 2010 et menée sur des patients arachnophobes, montrent que la réalité virtuelle est efficace à 80 %, soit presque autant que les TCC qui sont efficaces dans 90 % des cas. Même si l’on manque encore de recul sur ce concept nouveau, les travaux du Pr Bouchard ont prouvé que la réalité virtuelle était efficace pour lutter contre les phobies, même trois ans après la fin du traitement. "Des patients que j’avais suivis pour une peur viscérale de l’avion ont continué à prendre l’avion même après la survenue de crashs aériens très graves", commente le Pr Bouchard. Gare au cybermalaise La réalité virtuelle a toutefois ses limites. Parmi les patients traités grâce à la réalité virtuelle, 10 % seraient victimes de cybermalaises, indique le Pr Bouchard. "Certaines personnes ressentent de l’inconfort pendant ou après une immersion en réalité virtuelle. Ces malaises se manifestent généralement chez des personnes déjà sensibles au mal des transports". Le cybermalaise s’explique par un décalage entre les déplacements du corps perçus par le sens et l’équilibre et ceux perçus par la vision. Si le matériel nécessaire pour mettre un patient en situation de réalité virtuelle est moins cher qu’il y a quelques années, le coût des logiciels est encore prohibitif. "La réalité virtuelle commence à être utilisée par les psychologues. Elle n’est pour le moment pas accessible au grand public. Mais cela ne saurait tarder", conclut Stéphane Bouchard.

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